Mel Bonis, Quatuors  

Mel Bonis
Quatuors

Gordan Nikolitch, violon
Jean-Philippe Vasseur, alto
Jean-Marie Trotereau, violoncelle
Laurent Martin, piano

VOL C 344

Prix d'un CD : 9.90 €


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Piste, Titre Ecouter Caddie
Quatuor en Si-bémol majeur
01. Moderato (6:50) 0.99
02. Intermezzo (5:32) 0.69
03. Andante (6:31) 0.69
04. Final. Allegro ma non troppo (4:42) 0.69
 
Quatuor en ré majeur
05. Moderato (6:36) 0.69
06. Andantino (5:02) 0.69
07. Lent (6:31) 0.69
08. Finale. Allegro (3:52) 0.69
 
Deux pièces pour violoncelle et piano
09. Méditation (2:38) 0.69
10. Sérénade (3:37) 0.69

Temps Total 52:29

Mel Bonis a écrit, vers 1903 - 1905, 1920, 1927, une dizaine d'oeuvres de musique de chambre d'un intérêt majeur. Sonates, trios, quatuors, septuor, supportent la comparaison avec les meilleurs créateurs de l'époque. Saint-Saens, après l'audition du premier Quatuor avec piano, s'exclamera : "Je n'aurait jamais cru qu'une femme fût capable d'écrire cela ! "

Ce premier quatuor, écrit en 1905, et dédié au fils de Gounod, Jean, associe la passion, le charme, la tendresse, le recueillement, au moyen d'une écriture maîtrisée, où la beauté des thèmes, l'originalité des enchaînements harmoniques s'allie avec un traitement individualisé des instruments. Le premier mouvement expose le thème à l'alto, puis le violon, le violoncelle et le piano prennent le relais dans un dialogue permanent, contrasté et sans faiblesse. Après ce moderato, in Intermezzo léger et fluide offre des passages d'un raffinement renversant, exigeant une grande virtuosité des interprètes. L'Andante, intériorisé et dramatique, ouvre la voie au Final Allegro, plein d'une vigueur virile et particulièrement entraînante.

Le 2ème Quatuor avec piano, plus tardif (1927), surprend de la part d'une femme de près de 70 ans. La vitalité, la fougue, l'imagination sont toujours là, contrastant avec l'image de ce personnage de vieille dame toujours allongée, qu'ont conservé ses proches. Le début est un choral recueilli et religieux, suivi d'un Più vivo énergique et animé qui reviendra à nouveau au ton méditatif sur la fin. Le 2ème mouvement, Allegretto, est une broderie légère pleine de surprises, d'accents, de ruptures, qui demandent une grande maîtrise aux musiciens. Le 3ème mmouvement est bien caractérisé par Mel Bonis Lent, calme et contemplatif. Le piano introduit une immense phrase au violon, puis les instruments dialoguent dans un enchevêtrement serré et subtil qui se terminera par un apaisement irréel. Le Finale. Allegro plein d'énergie et de feu offre une conclusion rayonnante et lumineuse.

Les deux morceaux pour violoncelle et piano, Méditation (1898) et Sérénade (1899), pièces de salon, sont animés par une écriture de qualité qui les distingue de la plupart des créations comparables de l'époque et complètent la portrait d'une compositrice qui savait aussi concevoir de la musique pour se détendre avec élégance.

Laurent Martin