Louise Farrenc

Louise Farrenc



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(1804 - 1875)

Louise Farrenc est née le 31 mai 1804 à Paris. Elle descendait d'une longue lignée de peintres et de sculpteurs, les Dumont. Ce milieu artiste et bohème, où plusieurs femmes avaient pu développer leurs dons de peintres, a certainement favorisé l'épanouissement de son talent pour la musique. Excellente pianiste, elle entama dès l'âge de quinze ans des études de composition avec Antonin Reicha (1770-1836), professeur de composition au Conservatoire de Paris. Son mariage en 1821, à l'âge de dix-sept ans, avec le flûtiste, compositeur et éditeur de musique Aristide Farrenc (1794-1865), n'interrompra que brièvement ses études avec Reicha. Aristide Farrenc se fit d'ailleurs très tôt le champion des oeuvres de sa femme, et cherchera notamment à faire jouer ses symphonies en Allemagne. Dans une France où, pour atteindre à la notoriété, un compositeur se devait de produire des oeuvres lyriques, Louise Farrenc fait figure d'exception, puisque sa production musicale, à part quelques romances, est exclusivement instrumentale.

A côté de trois symphonies, jouées avec succès à Paris et Bruxelles, elle a composé une quantité importante d'oeuvres de musique de chambre, dont un Nonetto pour instruments à vents et cordes d'une exceptionnelle qualité, très apprécié en son temps. Sa musique de chambre fut récompensée par deux fois, en 1861 et 1869, par le Prix Chartier, décerné par l'Académie des Beaux-Arts.

Elle a également composé toute sa vie pour le piano, son instrument: son Air russe varié, op. 17 (1835) eut droit à une critique très favorable de la part de Robert Schumann. Louise Farrenc était imprégnée de classicisme, et sa musique reflète son goût pour le style allemand et l'influence de Haydn, Beethoven et surtout Mendelssohn. Elle devint en 1842 professeur de piano au Conservatoire de Paris, et ne quitta son poste qu'en 1873. Elle décéda à Paris le 15 septembre 1875, après avoir terminé une monumentale édition d'oeuvres pour clavier couvrant plus de deux siècles de musique, le Trésor des Pianistes, entamée en collaboration avec son mari.

Florence Launay